Suite à de nombreux événements et changements macroéconomiques, nous avons mis en avant l’importance pour les entreprises d’adopter une attitude responsable à l’égard de la société et de son environnement. Elles doivent désormais prendre en compte les attentes de leurs parties prenantes devenues de plus en plus exigeantes. C’est alors qu’est petit à petit remis en cause le modèle de performance exclusivement financière. Nous introduisons les dimensions sociale et environnementale, ce qui nous mène alors à un modèle de performance globale de l’entreprise plébiscité par les parties prenantes notamment les investisseurs. Nous nous intéressons dans cette recherche, à comprendre dans quelle mesure nous pouvons intégrer les dimensions sociétales aux côtés de la dimension financière dans la gestion des entreprises. Au terme de cette revue de littérature, nous avons observé que l’intégration des dimensions sociétales aux côtés de la dimension financière se fait via un processus d’initiation au changement qui considère les parties prenantes.

Mots clés : Responsabilité sociale des entreprises (RSE), théorie des parties prenantes, performance financière, performance globale, management, stratégie.

A l’heure de l’austérité énergétique, les entreprises vont devoir renforcer leurs efforts de réduction de leurs consommations énergétiques. Longtemps l’industrie a été considérée comme « polluante » et, par opposition, les entreprises technologiques ou de services étaient considérées comme faiblement polluantes, voir presque « vertes ». Or rien qu’en France, les data centers consomment près de 10% de l’énergie du pays. Dans ce contexte, les activités de services, technologiques qui utilisent comme ressources des serveurs de données et des serveurs de traitements doivent également contribuer à cet effort. Comment appréhender la consommation d’un site d’hébergement de données communément appeler « Data Center »

La réglementation financière européenne a récemment été assortie d’une nouvelle exigence : l’évaluation des préférences des clients en matière de durabilité. Si la démarche du régulateur ne surprend pas, compte tenu du contexte de lutte contre l’écoblanchiment, sa mise en oeuvre pose problème, ce qui suscite des interrogations sur l’application de ce dispositif chez les distributeurs et sur sa pertinence. 

La responsabilité sociale des entreprises prend une dimension stratégique dans la vie des organisations. La présence numérique des salariés en dit long sur leur entreprise et laisse entrevoir ses valeurs et ses pratiques, notamment en ce qui concerne ses engagements RSE. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la relation existante entre la présence numérique des salariés et l’image RSE de leur entreprise. Nous avons mené une étude de terrain avec une compagnie d’assurance et avons analysé comment s’articule cette présence numérique des employés avec la politique de cette organisation. 

Cet article analyse en quoi certaines nouvelles formes d’assurances sont dites responsables. Pour mieux comprendre ce phénomène, une revue de littérature nous a permis de recenser différentes approches. Les données récoltées par le biais d’entretiens semi-directifs avec des spécialistes en assurance et des clients ont donné un aperçu plus étayé de l’engagement réel (RSE) ou supposé (greenwashing) des assureurs. Le traitement et l’analyse des résultats permettront d’envisager des perspectives de recherche en matière de stratégies responsables assurancielles et de conscience écologique. 

Cet article cherche à mettre en perspective la réforme de l’assurance récolte française de 2022 par rapport aux spécificités des récoltes, de leurs risques et de leur amplification liée au changement climatique. D’autres systèmes hors de France sont analysés (USA, Canada, Espagne et Italie) pour permettre de positionner la politique française. 

Le 15 juillet 2020, la Commission européenne a dévoilé son « Paquet européen en faveur d’une fiscalité équitable et
simplifiée à l’appui de la stratégie de relance ». Compte tenu de la complexification de la matière fiscale, les propositions de la Commission vont dans le sens d’une simplification des règles fiscales pour les contribuables. Ces
propositions impacteront notamment les secteurs financier et assurantiel : la modernisation des règles fiscales passera par une mise à jour de certaines règles en matière de TVA. De nouvelles obligations déclaratives et de conformité fiscale sont en outre à prévoir à la charge des entreprises.

Cet article est une estimation du nombre de redressements judiciaires et liquidations judiciaires pour les années 2021, 2022, 2023 et les principales conséquences de ces dernières sur l’assurance-crédit.

La loi PACTE impose le référencement, au sein des contrats d’assurance-vie, de trois unités de compte issues de la
finance engagée. Si l’approche est ambitieuse, c’est parce qu’elle s’appuie sur des agréments et labels rigoureux
qui ne pourront être appliqués également entre les différents assureurs-vie. Les contraintes liées aux moyens,
la commercialisation et la règlementation favoriseront la concentration sur ce segment plutôt que son accessibilité.

Suite à la création de la 5ème branche de la Sécurité Sociale française pour la dépendance, l’objectif de cet article est de clarifier la définition et le périmètre du risque et de tirer profit des modalités de financement choisies par d’autres pays de l’Union européenne. Il montre que le concept de dépendance souffre d’un flou lexical et de recouvrements des différentes notions servant à l’identifier. Ce flou rend d’ailleurs difficile les comparaisons internationales efficaces, malgré des efforts d’organismes comme l’OMS et l’OCDE. Nous voyons que l’approche par l’analyse de risques aide à clarifier ce périmètre du risque dépendance. Ce périmètre stable et clair est un
préalable à la construction d’un régime de financement, peu importe ses modalités pratiques. L’analyse d’expériences d’autres pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne et Pays-Bas) montre qu’aucun régime n’est parfait et que le périmètre de la dépendance fluctue pour s’ajuster aux problèmes de financement. Au final les enjeux de fond demeurent, dont le défi du vieillissement démographique et donc le rôle de la branche famille dans la gestion de la dépendance, s’y ajoutent l’éparpillement des prises en charge et des financements qui ne facilitent pas le contrôle des coûts.